Charmante Confidente

À ce petit brin, toi l’inspiratrice, bien loin du noir
De ton quotidien la confiance respire par ton bon vouloir :
J’approuve le fait qu’il m’est difficile d’échapper
De ce qui est discerné par tant de petites idées !

Par quel enchantement, ta compréhension m’as soutiré
Ce qui, sous le sceau du silence, a été longtemps cadenassé
Quelle force, pour ce peu de vécu, as-tu ainsi acquise,
Pour sublimer beaucoup plus que ce qui a été de mise

Et si bien plus que ne le ferait la plus agréable fée,
Par ces palabres en-joueurs, tu m’as bien soulagé
Sous ce délicat toucher, pour qu’enfin je m’agrée
Qu’à l’intérieur, mieux que le corps, il y a de quoi accepter

Voudras-tu au besoin, ne pas trop essayer d’y plonger
De peur qu’un jour, tu ne sois devenue sur-estimée
Sous ta pulsion de jeunesse, tu es profondément aimée
Par cette grandeur de chair qui a été vite brûlée

Dans la joie qu’un jour, il n’y aura plus ce blessé ;
Que l’envie soit aussi fraîche que ne l’est la menthe
Pour qu’à toi, charmante et délice de confidente
Tu es aussi compris, que je ne veuille pas t’enliser…


le 15 mai 1995
EsteBaN Hache


Cette œuvre est diffusée sous Licences Art Libre 1.3, et CC-By-SA 4.0.

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