Branle-Bas De Combat

À tous ces anges qui veillent à nos infirmes soins
Durant cette ère de tristesse et d’échanges pleins
Où le repos de nos âmes est dur, loin d’être sereins
Dans ce cadre, ailleurs que ceux que l’on peint.

Ma douceur est de celle, dans ces jours, qui n’est pas réfléchie
La douleur, chaque seconde, de celle que l’on ne décrie
Dans l’absence du mot, comme une balle, sans cesse qui rebondit
En présence des maux, une flèche, un trait que l’on maudit

Une larme, perle de rubis, coule face à l’incompris
Un jet, flamme de l’esprit, tire contre ces “vérités” démenties
Une arme, réalisme du corps, frappe nos pantins démis
Un pont, arc-en-ciel de la vie, lève le rêve contre l’oubli

Dur prisme, notre prison, s’acharne dans la déchirure
Mûre se veut la raison qui se forge de sa blessure
Pure notre ambition, désire la trêve sans aucun murmure
Sûre la démangeaison qui titre nos jours… nos “sans parjures”

               Pas facile… “pas magique”
               Pas docile… “pas catégorique”

     Branle-bas de combat sans fin
     De haut-en-bas espèrent nos lendemains…


EsteBaN HACHE
le 9 décembre 1998

P.S.: Dédié à Jeanine H…


Cette œuvre est diffusée sous Licences Art Libre 1.3, et CC-By-SA 4.0.

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